mardi 27 septembre 2011

Un guide pratique pour élaborer des formules innovantes de répit et de soutien aux aidants

La Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie de France (CNSA) a soutenu l’expérimentation de dix-huit dispositifs innovants de répit et de soutien avec l’objectif d’identifier les bonnes pratiques, les modalités de mise en place, d’organisation et de fonctionnement de ces dispositifs, dans une optique de soutien à la modélisation.

Ces travaux sont publiés sous la forme de cinq documents : un guide pratique à destination des porteurs de projets, identifiant les conditions de réussite et les risques à éviter, et une synthèse de l’expérimentation pour chaque formule :
  Le répit à domicile (inspiré du « baluchon » québécois et belge) ;
  La garde itinérante de nuit ;
  Les séjours de vacances pour le couple aidant-aidé ;
  Les activités sociales, culturelles et de loisirs pour le couple aidant-aidé.

Ces documents s’adressent donc prioritairement aux porteurs de projet souhaitant mettre en œuvre l’une de ces quatre formules de répit ou de soutien, mais également aux financeurs, dans une optique d’aide à la décision.


Pour télécharger le guide destiné au porteurs de projets (PDF)

Source | Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées (France)

Quelle part les Canadiens prennent-ils à leurs soins de santé primaires? Résultats du Sondage international 2010 du Fonds du Commonwealth sur les politiques de santé

Le Conseil canadien de la santé vient de publier un rapport intitulé Quelle part les Canadiens prennent-ils à leurs soins de santé primaires? Ce rapport examine en profondeur la participation des patients à travers du prisme du Sondage international 2010 du Fonds du Commonwealth sur les politiques de santé.

Parmi les 10 autres pays qui ont pris part au Sondage du Fonds du Commonwealth, le Canada se situe exactement au milieu du classement pour la participation des patients. Les pays en tête de liste sont la Nouvelle-Zélande, l’Australie et la Suisse qui comptent le plus de patients mobilisés avec des pourcentages respectifs de 68 %, 63 % et 59 %. Ces mêmes pays ont obtenu de très bonnes notes de leurs citoyens pour l’accès aux soins, l’abordabilité, la pertinence des échéanciers et la coordination des soins lors d’un sondage précédent du Commonwealth (2010).

Ce rapport porte un regard approfondi sur la participation des patients au Canada et révèle que, globalement, les patients qui sont davantage mobilisés considèrent être en meilleure santé et font une meilleure utilisation des services et des ressources de santé au sein du système.

Cependant, notre rapport constate que seuls 48 % des Canadiens se disent mobilisés et participent activement à leurs soins de santé. Ceci signifie donc que moins de la moitié des Canadiens jouent un rôle plus actif dans le maintien de leur état de santé, alors que la participation mène souvent à une satisfaction accrue quant aux soins. Les patients mobilisés sont plus enclins à faire des efforts actifs pour participer à la prévention et au dépistage des maladies ainsi qu’aux activités de promotion de la santé.

L’obstacle majeur à la participation des patients est le manque de temps. Les attentes accrues des patients entraînent des demandes grandissantes du temps des médecins. Ne pas disposer de suffisamment de temps avec leur médecin empêche de nombreux Canadiens de se sentir mobilisés dans la gestion de leurs soins. Se sentir pressés durant les rendez-vous médicaux est un des obstacles majeurs à la participation des patients. Les patients veulent passer plus de temps avec leur médecin. Les médecins ont besoin de plus de temps.

Le rapport conclut aussi que les Canadiens sont plus enclins à participer à leurs soins s’ils croient pouvoir y accéder aisément. En fait, parmi les 27 % de Canadiens qui considèrent facile d’obtenir des renseignements au téléphone du cabinet de leur médecin, 71 % font partie des patients mobilisés. En outre, les patients sont presque deux fois plus enclins à être mobilisés si quelqu’un fait un suivi pour leur communiquer les résultats de leurs examens médicaux.

« Les patients sont plus enclins à se sentir mobilisés s’ils croient ne pas perdre leur temps, s’ils ont accès à leurs prestateurs de soins primaires et s’ils comprennent les renseignements donnés », a déclaré John G. Abbott, chef de la direction du Conseil canadien de la santé. « Mais il incombe à la fois au patient et au médecin de s’assurer que les deux parties participent aux soins de santé et en sont satisfaits. »

Le rapport donne des conseils aux médecins pour repenser leurs services médicaux en les centrant sur les besoins des patients et indique aux patients quoi faire pour participer davantage à leurs soins de santé. Par exemple, les médecins peuvent dialoguer davantage avec leurs patients et leur demander s’ils croient participer à leurs soins, charger quelqu’un de leur cabinet médical de faire un suivi pour fournir aux patients les résultats de leurs examens médicaux (positifs ou négatifs). De leur côté, les patients peuvent se préparer à leur rendez-vous. Ils peuvent y arriver avec une liste de questions, décrire leurs symptômes avec exactitude, et demander au besoin à leur médecin de clarifier ou de donner plus d’information.

Le rapport souligne que les gouvernements et les décideurs de politiques travaillent actuellement à divers changements structurels pour alléger les pressions résultant du manque de temps qui font obstacle à une plus grande participation des médecins et de leurs patients. Par exemple :

• La mise en place d’équipes de soins de santé dans certaines provinces a permis de libérer le temps des médecins, pour qu’ils puissent voir les patients qui ont besoin de leurs compétences cliniques.

• Grâce à l’instauration des dossiers de santé électroniques, les antécédents médicaux des patients sont d’accès facile pour tous les prestateurs qui participent aux soins, les résultats étant que les patients considèrent ne pas perdre leur temps et croient que leurs soins sont bien organisés et que les résultats de leurs examens ou leurs dossiers sont aisément disponibles à chacune des visites.


Pour télécharger le rapport en français (PDF)
Pour télécharger le rapport en anglais (PDF)


Source | Conseil canadien de la santé

La place du tiers secteur dans les services à domicile au Canada : une comparaison interprovinciale

Jean-Vincent Bergeron-Gaudin, Christian Jetté et Yves Vaillancourt. 2011. "La place du tiers secteur dans les services à domicile au Canada: une comparaison interprovinciale". Cahiers du LAREPPS. no 11-08, 32 p. 


Il s’agit d’une analyse comparative des modèles de soutien à domicile du Québec, de l’Ontario et du Nouveau-Brunswick en accordant une attention particulière à la place occupée par le tiers secteur dans chacun des modèles. Le portrait des services à domicile au Québec se base sur la littérature gouvernementale disponible ainsi que sur les résultats d’une recherche concernant les arrangements institutionnels entre l’État québécois et le réseau des entreprises d’économie sociale en aide domestique (Vaillancourt et Jetté, 2009). Les sections consacrées à l’Ontario et au Nouveau-Brunswick s’appuient elles aussi sur la littérature gouvernementale disponible et sur la littérature scientifique.

Les services à domicile sont un champ d'activités de plus en plus névralgique des systèmes socio-sanitaires provinciaux au Canada. À l’heure où la Nouvelle gestion publique (NGP) s’enracine dans les pratiques gouvernementales en matière soutien à domicile, il est pertinent d’étudier de quelle façon cette transformation vient affecter la dynamique entre les différents secteurs économiques (secteur public, secteur privé et tiers secteur). À cet égard, l’analyse de l’organisation des services à domicile au Québec, en Ontario et au Nouveau-Brunswick s’avère particulièrement féconde, dans la mesure où la NGP a eu une influence sur l’évolution récente des services à domicile dans ces trois provinces, influence qui a été plus marquée en Ontario et au Québec. Basé sur une perspective comparative, ce cahier de recherche trace le portrait des modèles québécois, ontarien et néo-brunswickois de soutien à domicile en faisant ressortir le caractère déterminant du mode de régulation sur l’articulation des rapports entre les secteurs économiques. Si l’Ontario a expérimenté plus intensément la NGP en mettant en place un système de managed competition, pour par la suite en resserrer les règles, le Québec a quant à lui démontré un intérêt grandissant pour la régulation concurrentielle, bien que son système garde une forte consistance publique. Pour sa part, le Nouveau-Brunswick se situe à mi-chemin entre ces deux cas, entre un système structuré par la concurrence et un système fondé sur l’implication de l’État dans la production des services à domicile.

Pour télécharger cette analyse (PDF)

ISBN 978-2-922879-47-6 (version imprimée)
ISBN 978-2-922879-48-3 (version pdf)

Source | UQAM

Une Vision Pour le Canada. La pratique de la médecine familiale : Le Centre de médecine de famille

Le Collège des médecins de famille du Canada (CMFC) a publié «Une vision pour le Canada. La pratique de la médecine familiale : Le Centre de médecine de famille », un document qui présente des recommandations et des buts précis pour un accès en temps opportun à des services de soins de santé pour tous les Canadiens et Canadiennes dans leurs milieux de pratique de la médecine familiale.

«Les Canadiens et Canadiennes veulent avoir accès aux soins de santé en temps opportun et ils veulent que tous leurs besoins en matière de soins de santé soient mieux coordonnés», a déclaré le Dr Robert Boulay, président du CMFC. « Ils veulent leur propre médecin de famille qui fournit et coordonne leurs soins. La majorité des gens qui n'ont pas de médecin de famille souhaitent en avoir un. Quant à ceux qui ont déjà un médecin de famille, ils veulent obtenir des rendez-vous en temps opportun. Par ailleurs, les patients souhaitent obtenir un meilleur accès aux rendez-vous et ils veulent que l'information liée à leurs soins de santé soit mieux coordonnée dans l'ensemble du secteur des soins de santé - que ce soit pour les consultations avec d'autres spécialistes, les soins en milieu hospitalier ou à l'urgence, les soins de longue durée, les services de pharmacie, de laboratoire, d'imagerie diagnostique, de physiothérapie ou de tout autre centre de traitement ou encore, les soins à domicile. La vision du Centre de médecine de famille vise à répondre aux besoins de la population canadienne pour un milieu de pratique de la médecine familiale qui sera le carrefour central ou le port d'attache qui dispense, demande et coordonne la gamme des services médicaux et de santé dont ses patients ont besoin.»

«Fidèles à l'histoire de la spécialité de la médecine familiale, les Centres de médecine de famille sont centrés sur le patient, soucieux de répondre aux besoins de chaque personne en matière de santé et de bien-être, et capables d'aider les patients à participer davantage à leurs soins et aux décisions entourant la prestation des services dans la pratique », a affirmé le Dr Calvin Gutkin, directeur général et chef de la direction du CMFC. « Grâce à une équipe de professionnels de la santé, d'infirmières et d'autres intervenants qui collaborent - physiquement et virtuellement - avec le médecin de famille du patient, les Canadiens et Canadiennes pourront bénéficier d'un meilleur accès à des soins complets, continus et coordonnés qui seront centrés sur leurs besoins. Voici la vision du CMFC : chaque personne au Canada - qu'elle vive en milieu rural, en banlieue ou en région urbaine - aura accès à une pratique de la médecine familiale qu'elle pourra considérer comme son Centre de médecine de famille.»

Selon le président désigné du CMFC, le Dr Sandy Buchman, « La bonne nouvelle, c'est qu'au cours des dernières années, plusieurs modèles de centre de médecine de famille ont commencé à émerger dans diverses régions du pays et ils présentent des résultats encourageants en ce qui concerne la satisfaction des patients et des prestataires de soins. Mais pour réussir, il faudra accorder une aide soutenue au système, notamment le financement visant à soutenir la transition des dossiers papier vers les dossiers électroniques. L'accord fédéral-provincial-territorial qui prend fin en 2014 doit être prolongé d'au moins une autre décennie. Il doit aussi maintenir et accroître son engagement envers les soins de première ligne et les pratiques de la médecine familiale qui jouent un rôle essentiel sur l'état de santé de notre population.»

Pour télécharger le document en français (PDF)
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Pour télécharger la version abrégée en anglais (PDF)

Source | Le Collège des médecins de famille du Canada

vendredi 23 septembre 2011

Lignes directrices sur les soins infirmiers en coloscopie chez l’adulte

Lignes directrices sur les soins infirmiers en coloscopie chez l’adulte / Jérôme Ouellet, Martine Maillé,  et Suzanne  Durand


L’endoscopie est l’un des secteurs d’activités les plus actifs où un grand volume de clientèle y reçoit des soins à visée diagnostique ou thérapeutique et ce, souvent en mode ambulatoire. Avec l’arrivée du programme provincial de démonstration et de dépistage du cancer colorectal, l’infirmière aura une place de plus en plus importante, tout au long du continuum de soins en coloscopie.


Même s’ils sont considérés comme relativement peu fréquents, les risques associés à la coloscopie de même que les effets secondaires des médicaments qui sont souvent administrés lors d’un tel examen effractif peuvent avoir des conséquences négatives importantes sur le client, allant d’une complication mineure au décès.

Les présentes lignes directrices décrivent le rôle et les responsabilités de l’infirmière qui exerce dans le secteur de la coloscopie hors d’une salle d’opération ainsi que les conditions organisationnelles favorables à une pratique professionnelle de qualité. Elles touchent à la fois les volets professionnel et organisationnel et doivent s’appliquer à toutes les clientèles adultes lorsque l’examen endoscopique n’est pas réalisé sous la supervision directe d’un anesthésiste. Certains éléments du contenu de ces lignes directrices sont transférables à d’autres examens comme la gastroscopie.

Pour consulter les lignes directrices (PDF)
et le Formulaire d’évaluation et de surveillance clinique (PDF)

Source | Ordre des infirmières et infirmiers du Québec OIIQ

Infirmière clinicienne spécialisée en prévention et contrôle des infections

Le 6 octobre 2011, entrera en vigueur la réglementation qui crée la première spécialité infirmière dans le domaine de la prévention et du contrôle des infections (PCI).

Compte tenu de leur expertise spécifique en matière de santé globale de la personne, les infirmières sont les professionnelles toutes désignées pour assurer la surveillance des infections, l’évaluation et la surveillance clinique des personnes ou d’une population à risque ou atteintes, permettant ainsi de limiter les complications chez une clientèle déjà très vulnérable.

Le devoir de prévenir les infections évitables, liées à la prestation des soins, est un enjeu majeur de santé publique et l’OIIQ est convaincu que cette nouvelle spécialité en PCI améliorera la protection de la population lors de situations d’éclosion d’infections et de gestion de crise.

Consultez la nouvelle section du site de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec sur cette nouvelle spécialisation. Vous y trouverez l'information sur le rôle de l'infirmière, le programme de formation et l'examen de certification.

Pour consulter le site de l'OIIQ

Source | OIIQ

Quand médecins et infirmières font équipe

Quand médecins et infirmières font équipe / Publié dans la revue Synergie
En 2009, pour remédier au problème d’accès aux médecins de famille et contribuer au désengorgement des urgences pédiatriques de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, le CSSS de la Pointe-de-l'Île mettait sur pied une clinique de santé à la petite enfance nouveau genre où médecins et infirmières font équipe. Résultat : depuis deux ans, plus de 1 000 enfants supplémentaires ont pu recevoir un suivi de santé sur le territoire.

Tous les enfants nés en bonne santé, dans un environnement sans difficulté importante, et qui n’ont pas de médecin de famille peuvent y accéder. À l’opposé, les bébés qui ont des besoins particuliers en raison d’une santé physique déficiente ou de problèmes de développement sont suivis par des médecins ou spécialistes en dehors de cette clinique.

Pour consulter l'article

Source | AQESSS

Le syndrome de fatigue chronique

Le syndrome de fatigue chronique / Chronic fatigue syndrom publie par l'INESSS

Ce document d’information s’adresse principalement à l’entourage des personnes atteintes du syndrome de fatigue chronique (SFC) et à tous ceux qui veulent en savoir plus sur cette maladie. Il a pour objectif de faire connaître la maladie de même que les problèmes qui y sont liés.
 La brochure estdisponible en français et en anglais.

Pour consulter la version française (PDF)
Pour consulter la version anglaise (PDF)
Il est également intéressant de consulter l'État des connaissances et évaluation des modes d’intervention au Québec

Source | INESSS

mardi 20 septembre 2011

Connaissances, attitudes et pratiques d'infirmiers, d'infirmières, de pédiatres et d'omnipraticiens québécois sur la grippe A(H1N1) et la grippe saisonnière

Réalisée six mois après la deuxième vague de la pandémie et la campagne de vaccination massive, cette enquête visait à mesurer l'évolution des connaissances, attitudes et pratiques (CAP) et à estimer la couverture vaccinale et l'atteinte grippale chez les pédiatres et omnipraticiens du Québec. De plus, les CAP des infirmières québécoises, qui ont joué un rôle déterminant dans la campagne de vaccination contre la grippe A(H1N1), ont également été mesurées.

L'enquête a également été réalisée environ deux mois après la fin de la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière qui a suivi la pandémie et qui a été fortement marquée par cette dernière. Dans ce contexte particulier, les recommandations des pédiatres, omnipraticiens et infirmières à leurs patients, leur statut vaccinal ainsi que leurs intentions de vaccination pour la campagne de 2010-2011 ont été mesurés.

ISBN imprimé : 978-2-550-62661-9
ISBN PDF :978-2-550-62662-6

Pour télécharger le rapport (PDF)

Source | INSPQ

Les milieux de travail les plus à risque de troubles musculo-squelettiques entre 2005 et 2007 : cas d’une région du Québec

Dovonou, NM. "Les milieux de travail les plus à risque de troubles musculo-squelettiques entre 2005 et 2007 : cas d’une région du Québec". Pratiques et Organisation des Soins, Volume 42, no 3, 2011, pp.169-77


Objectif : L’objectif de cette étude était de déterminer les dix secteurs d’activité où le risque des troubles musculo-squelettiques (TMS) liés au travail est le plus élevé.

Méthodes : Nous avons utilisé les données du fichier des lésions professionnelles indemnisées tenu par le régime d’assurance des travailleurs du Québec. Les industries ont été classées en secteurs d’activité suivant le système de classification des industries de l’Amérique du Nord (SCIAN à trois chiffres). Le prevention index, ou indice de prévention, qui tient compte à la fois du nombre de cas et du taux d’incidence des TMS, a été utilisé pour déterminer les secteurs d’activité les plus à risque.

Résultats : Sur un total de 93 sous-secteurs industriels avec des entreprises en activité dans la région de Laval, les dix sous-secteurs les plus à risque étaient les suivants par ordre décroissant : établissements de soins infirmiers et de soins pour bénéficiaires internes (SCIAN 623), grossistes-distributeurs de produits alimentaires, de boissons et de tabac (SCIAN 413), entrepreneurs spécialisés (SCIAN 238), magasins de fournitures de tout genre (SCIAN 452), fabrication de produits métalliques (SCIAN 332), fabrication de machines (SCIAN 333), fabrication de produits en plastique et en caoutchouc (SCIAN 326), première transformation des métaux (SCIAN 331), hôpitaux (SCIAN 622) et fabrication de matériel de transport (SCIAN 336).

Conclusion : Ces résultats étaient similaires à ceux du reste du Québec, avec quelques variations. Ils pourraient documenter le processus de prise de décision lors de la planification des activités de prévention des TMS.


Pour télécharger la recherche (PDF)

Source | Pratiques et organisation des soins

mardi 6 septembre 2011

Vers une culture de formation continue pour la profession infirmière au Québec : Document d’orientation

Jérôme Ouellet, Martine Maillé, Suzanne Durand et Céline Thibault (2011). Vers une culture de formation continue pour la profession infirmière au Québec : Document d’orientation, Montréal, OIIQ.


La formation continue occupe une place à l’avant-plan des sujets d’intérêt autant pour les membres que pour les dirigeants des différents ordres professionnels, et ce, dans une perspective de protection du public et d’amélioration continue de la qualité des soins et services.

Ce document explicite les orientations de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec en matière de formation continue pour l’ensemble des infirmières du Québec. À partir des résultats probants, il précise la nécessité de la formation continue pour la pratique infirmière de même que les motifs qui ont favorisé l’adoption d’une norme professionnelle de formation continue pour les infirmières exerçant la profession au Québec.

Finalement, il soutient l’importance d’un engagement constant et d’une action concertée pour développer et consolider une culture de formation continue chez les infirmières du Québec. Ce document devrait être consulté parallèlement à celui intitulé : La formation continue pour la profession infirmière au Québec - Norme professionnelle.


ISBN 978-2-89229-545-0 (Version imprimée)
ISBN 978-2-89229-546-7 (PDF)

Pour télécharger le document (PDF)

Source | OIIQ

Modèle et Normes de pratique des soins infirmiers en santé communautaire au Canada - Révisé en mars 2011

En se basant sur le document original paru en 2003 Normes canadiennes de pratique des soins infirmiers en santé communautaire, cette publication a pour objet d’inspirer l’excellence et un engagement envers la pratique des soins infirmiers en plus de servir à la formation et au développement professionnel. Rédigé par des infirmières et expertes en santé communautaire canadiennes de tous les domaines de la pratique, ce nouveau document définit la pratique d’une infirmière autorisée spécialisée en soins infirmiers de santé communautaire et sert de guide aux ISC et à leurs employeurs pour évaluer leur pratique.

La publication comporte :
a) un modèle de pratique professionnelle à 13 composantes décrivant la structure, le processus et les valeurs qui aident les infirmières en santé communautaire à exercer un contrôle sur la prestation des soins infirmiers et sur l’environnement dans lequel elles dispensent ces soins.
b) Sept normes de pratique qui représentent une vision d’excellence en soins infirmiers de santé communautaire.

Les Normes de pratique offrent également les bases pour la certification nationale et pour la recherche sur les soins infirmiers en santé communautaire.

Pour télécharger le document en français
Pour télécharger le document en anglais

Source | IISCC

The impact of pay increases on nurses’ labour market. A review of evidence from four OECD countries

Impact des augmentations de salaire sur les indicateurs du marché du travail du personnel infirmier : une revue des données probantes au sein de quatre pays de l’OCDE.

Ce rapport de l’OCDE, publié en août 2011, examine l’incidence des augmentations salariales sur les indicateurs du marché du travail infirmier dans les États membres. Il présente des données de fond, résume les données sur la rémunération et le comportement du marché du travail et fournit des études de cas soulignant les défis du marché du travail au Royaume-Uni, en Nouvelle-Zélande, en Finlande et en République tchèque. Le rapport utilise une variété d’indicateurs pour illustrer l’impact économique des augmentations salariales et propose des éléments clés aux décideurs.

Le personnel infirmier est habituellement la catégorie la plus nombreuse des professionnels de santé et leur contribution joue un rôle essentiel dans l’atteinte des objectifs d’amélioration de la productivité, de la qualité des soins et de l’efficacité dans le secteur de la santé. La crise économique mondiale récente, et ses impacts sur le financement des dépenses de santé et sur la dynamique du marché du travail dans ce secteur, est venue renforcer ces objectifs. Ce rapport examine l’impact des augmentations de salaire sur les indicateurs du marché du travail du personnel infirmier. Il présente des données de base sur les tendances concernant le nombre d’infirmières et leur rémunération dans les pays de l’OCDE ; résume les résultats des travaux de recherche disponibles sur les liens entre la rémunération des infirmières et les comportements sur le marché du travail ; présente de façon plus détaillée quatre études de cas de pays (Royaume-Uni, Nouvelle-Zélande, Finlande et République tchèque) où des augmentations significatives de salaire ont été octroyées à au moins certaines catégories d’infirmières et analyse l’impact de ces augmentations en utilisant différents indicateurs ; et conclut par quelques points clés à l’attention des décideurs politiques. La croissance de l’emploi du personnel infirmier a été variable au cours des dernières années dans les pays de l’OCDE, et les salaires des infirmières, en comparaison avec le salaire moyen dans chacun des pays, varient fortement d’un pays à l’autre. Les études de cas présentées dans ce rapport mettent en évidence plusieurs facteurs ayant entraîné une augmentation significative des salaires des infirmières dans les quatre pays en question, et identifient une série d’indicateurs susceptibles d’être utilisés pour mesurer l’impact de ces augmentations. Les principaux moteurs de ces augmentations de salaire sont venus : d’inquiétudes concernant le marché du travail dans les quatre pays (des pénuries sur le plan géographique ou au niveau de certaines spécialités) ; de questions entourant l’équité salariale (Nouvelle-Zélande et Royaume-Uni) ; des changements structurels dans les systèmes de paiements, notamment la mise en place d’une plus grande flexibilité (Finlande, Nouvelle-Zélande et Royaume-Uni) ; de tentatives d’amélioration de la productivité et de la qualité des soins (Royaume-Uni) ; et de l’amélioration de la compétitivité internationale des salaires (République tchèque après son entrée dans l’UE). Une des conclusions de ce rapport est que non seulement le niveau moyen de rémunération des infirmières mais aussi les méthodes de paiement mériteraient des études plus approfondies. Ces méthodes de paiement varient fortement d’un pays à l’autre alors que les mêmes défis se posent dans la plupart des pays. Les résultats des études de cas suggèrent qu’au moins à court terme, les augmentations de salaire des infirmières dans les quatre pays ont contribué à accroître le nombre de personnes intéressées à étudier et travailler dans ce domaine. Il est toutefois difficile d’évaluer l’impact que ces augmentations ont eu sur les infirmières déjà sur le marché du travail, étant donné que leur comportement est aussi affecté par de nombreux facteurs tel que l’environnement et les conditions de travail ainsi que les priorités individuelles.
Pour consulter le document (PDF)

jeudi 1 septembre 2011

Overview of Available Policies and Legislation, Data and Research, and Institutional Arrangements Relating To Older Persons - Progress Since Madrid : Report compiled in preparation for The State of the World’s Older Persons 2012

Ce rapport du Fonds des Nations unies pour la population et HelpAge International évalue les progrès réalisés concernant la mise en oeuvre du Plan d’action international de Madrid sur le vieillissement. Le document évalue l’action gouvernementale depuis 2002. Il examine les mesures adoptées dans divers pays et fournit un guide à ceux qui désirent amasser de l’information supplémentaire sur le sujet. Il fait partie des travaux qui mèneront à la production du rapport intitulé The State of the World’s Older Persons 2012.

Pour consulter le rapport (PDF)

Source |  UNFPA - Fonds des Nations Unies pour la population

L’implication de l’entourage et des professionnels auprès des personnes âgées à domicile

Cet article présente un état des lieux de l’aide reçue par les personnes âgées vivant à domicile, en particulier celle qu’apporte leur entourage. La rédaction en a été faite à partir des réponses à l’enquête Handicap-Santé menée conjointement par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) et l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) en 2008. On y présente la répartition des personnes âgées par type d’aide reçue, les domaines d’activité de la vie quotidienne pour lesquels l’aide de l’entourage ou de professionnels est nécessaire et pendant combien d’heures pour chacun de ces groupes d’aidants, selon le degré de dépendance constaté.


Pour télécharger le rapport (PDF)

Source | Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé de France

Les défis de l’accompagnement du grand âge : Perspectives internationales pour éclairer le débat national sur la dépendance (2011)

Alors que la réforme du système de prise en charge de la dépendance est au cœur de l’agenda politique en France, comment les personnes âgées ayant des pertes d’autonomie sont-elles accompagnées dans les autres pays ? Ce rapport propose une analyse comparée des systèmes de prise en charge de la dépendance dans six pays de l’Union européenne (Allemagne, Danemark, Italie, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède), ainsi qu’aux États-Unis et au Japon. Il s’agit de resituer le débat national sur la dépendance dans un contexte international en mouvement, de nombreux pays ayant déjà amorcé des réformes ou étant sur le point de le faire.

Ce rapport présente les principales questions auxquelles font face les pays retenus, ainsi que les réponses qui y sont apportées.

1 - Au-delà de l’hétérogénéité des systèmes nationaux de prise en charge de la dépendance, quelles tendances communes ?
L’exercice de comparaison met en évidence une grande hétérogénéité des systèmes de prise en charge. En témoignent les multiples termes utilisés pour désigner la “perte d’autonomie”. Si on parle de “dépendance” en France pour spécifier la perte d’autonomie des personnes âgées, de nombreux pays ne retiennent pas de critère d’âge et n’opèrent pas de coupure avec le champ du handicap. Ainsi, dans les pays anglo-saxons et d’Europe du Nord, l’entrée se fait plutôt par le besoin de soins et d’aide des personnes : c’est la notion de “soins de longue durée” (long-term care) qui est alors utilisée (ou un équivalent). Cette hétérogénéité forte tient également au rôle majeur joué par les collectivités territoriales en matière d’organisation ou de financement des services liés à la prise en charge de la dépendance, ce qui introduit des disparités remarquables entre régions ou municipalités au sein d’un même pays.

Alors que les pays précurseurs disposent de systèmes de prise en charge des personnes dépendantes depuis la fin des années 1960 (Danemark, Suède et Pays-Bas), la plupart des autres pays ne s’en sont dotés qu’au cours de la décennie 1990. Récents, ces dispositifs sont relativement peu stabilisés et font l’objet de nombreuses réformes depuis une quinzaine d’années. Au-delà de l’hétérogénéité des systèmes, plusieurs tendances convergentes sont observables dans la plupart des pays. L’objectif de réduction des coûts est globalement partagé et conduit à privilégier le maintien à domicile des personnes âgées dépendantes aussi longtemps que possible. Les aidants familiaux font ainsi l’objet d’une attention accrue de la part des pouvoirs publics. Dans quasiment l’ensemble des pays se développent des dispositifs de prestations financières, de manière à desserrer les contraintes inhérentes à la fourniture de services en nature, à favoriser le libre choix de l’usager et à permettre une forme de rémunération pour les aidants familiaux. On note également des formes de mise en concurrence entre services de soins et d’aides.

2 - Le vieillissement des populations : quels défis pour les systèmes de prise en charge de la dépendance ?
Dans les années à venir, le vieillissement des populations mettra à l’épreuve les systèmes de prise en charge. La part des individus de plus de 80 ans augmentera dans l’ensemble des pays de l’OCDE, même si ceux-ci se différencient par le rythme et la nature du vieillissement de leur population. Aujourd’hui, la moitié des usagers des services de soins de longue durée ont plus de 80 ans et un usager sur cinq a moins de 65 ans : la dépendance n’est donc pas uniquement un problème lié au grand âge, même si sa prévalence augmente nettement avec celui-ci. En dépit de la difficulté d’établir des projections démographiques, l’accroissement de la demande d’aide et de services ne fait quasiment aucun doute : les incertitudes portent plutôt sur son intensité et sur le moment auquel ce besoin se fera sentir. Parallèlement, l’offre assurée par les aidants familiaux et professionnels est amenée à diminuer : moindre disponibilité des aidants familiaux (pourtant potentiellement plus nombreux), difficultés de recrutement et de fidélisation de la main-d’œuvre, d’ores et déjà notables dans certains pays et susceptibles de s’accentuer dans les années à venir.

L’ensemble des systèmes de prise en charge devront alors faire face à deux défis majeurs. Le premier est financier : il s’agit de concilier l’objectif de maîtrise des dépenses publiques avec les exigences de protection auxquelles aspirent les personnes âgées en perte d’autonomie. Le second défi est organisationnel : permettre une meilleure
couverture des besoins de soins des personnes âgées dépendantes, en leur assurant une prise en charge de qualité, selon leurs souhaits, soit à domicile, soit dans une structure adaptée, notamment par un soutien aux différents intervenants (professionnels ou familiaux).

3 - Comment les systèmes nationaux de prise en charge sont-il financés ?
Dans la majorité des pays de l’OCDE, le financement public est largement prédominant. En 2008, les dépenses publiques s’élèvent en moyenne à 1,2 % du PIB dans un ensemble de 25 pays de l’OCDE. Au-delà de l’hétérogénéité des systèmes de prise en charge de la dépendance, on peut distinguer trois types de couverture publique : i) un système de couverture universelle qui offre des services à tous les individus qui en ont besoin et qui est organisée au sein d’un programme unique (assurance sociale   dépendance en Allemagne, au Japon ou aux Pays-Bas, services financés par l’impôt au Danemark ou en Suède, etc.) ; ii) un système de couverture qui fait office de filet de sécurité pour les plus démunis, où l’accès aux prestations est soumis à des conditions de ressources (Royaume-Uni, États-Unis) ; iii) un système mixte qui combine ces différents dispositifs et financements (Italie, France).

Dans l’ensemble des pays, l’assurance privée joue un rôle mineur, y compris dans les pays qui ont tenté de favoriser son développement. Une part des dépenses reste à la charge de la personne âgée ou de sa famille : très variable d’un pays à l’autre, cette participation est parfois plafonnée (Pays-Bas). Depuis quelques années, on observe une tendance à l’élargissement des bases de financement des systèmes de prise en charge et une tendance à cibler davantage les personnes qui ont les besoins les plus importants tout en universalisant l’accès aux prestations.

4 - Comment la perte d’autonomie est-elle évaluée, compensée et prévenue ?
L’entrée dans tous les systèmes de prise en charge est conditionnée par l’évaluation de la perte d’autonomie. Deux principales méthodes d’évaluation sont mobilisées selon les pays : une approche instrumentale qui établit une liste d’activités qui ne peuvent être réalisées sans l’aide ou le soutien d’un tiers, et une approche qui s’appuie sur la notion de “besoins de soins” et qui prend mieux en compte l’environnement social et physique de la personne âgée. Cette pratique de l’évaluation est toujours réalisée à un niveau décentralisé, même si le poids des collectivités locales diffère d’un pays à l’autre. Il est ainsi important en Suède, au Japon, au Royaume-Uni, tandis que certains pays développent des schémas nationaux d’évaluation afin de réduire les disparités des pratiques (Allemagne, Pays-Bas).

Dans quelques pays, des prestations sont directement délivrées à l’issue de cette évaluation (Allemagne, Danemark, Italie). Dans d’autres, des critères supplémentaires – comme l’âge de la personne (France, Suède, Royaume-Uni) et/ou le niveau de ressources (France, Pays-Bas, Royaume-Uni) – sont mobilisés pour l’attribution des prestations ou la définition de leur montant. Ces prestations sont délivrées en nature ou en monnaie. Pour des raisons de coûts et de respect du libre choix de l’usager, la plupart des pays ont opté pour des prestations monétaires, sous la forme de “budgets personnalisés”. Leur usage peut être contrôlé (France) ou pas (Allemagne, Italie). Les niveaux de prestation sont en général définis selon des niveaux de dépendance (à l’exception de l’Italie) et varient fortement d’un pays à l’autre, renvoyant à des conceptions de prise en charge et à des modes d’organisation fortement distincts. La palette d’offre de services est également très variable d’un pays à l’autre, mais aussi au sein d’un
même pays. De manière plus générale, on note de très fortes disparités entre régions, voire entre municipalités au sein d’un même pays, du fait du rôle majeur des collectivités territoriales dans le domaine de la prise en charge des personnes dépendantes.

Si l’objectif de prévention de la perte d’autonomie apparaît aujourd’hui consensuel dans l’ensemble des pays développés, sa mise en oeuvre est relativement récente et reste délicate. Sont adoptées dans de nombreux pays des mesures spécifiques (comme des programmes de prévention de chutes qui ont montré leur efficacité). Par ailleurs, certains pays tentent d’introduire une démarche globale de prévention dans les schémas organisationnels de prise en charge (par exemple au Royaume-Uni et en Allemagne, pour éviter le recours à des hospitalisations classiques peu adaptées).

5. Comment la prise en charge des personnes âgées est-elle organisée, à domicile ou dans des structures adaptées ?
Le maintien à domicile est un objectif prioritaire dans tous les pays étudiés, pour des raisons de coûts au niveau collectif et pour mieux répondre aux préférences des usagers. Sa mise en œuvre concrète varie toutefois considérablement d’un pays à l’autre en fonction des acteurs responsables du financement et de l’organisation, en fonction du degré de développement des services d’aide à domicile, etc. La famille (aidants familiaux) joue un rôle prépondérant dans la majorité des pays. Là où l’offre de services à domicile est peu développée, la famille est en première ligne. Elle peut être amenée à recourir aux travailleurs immigrés pour assurer une surveillance en continu des personnes âgées les plus dépendantes. Dans les pays où l’offre de services est bien structurée, la famille intervient de façon complémentaire aux pouvoirs publics. Le rôle de coordination de l’intervention des différents professionnels est ainsi assumé soit par la famille (Italie), soit par un care manager (Allemagne, Danemark, Royaume-Uni, Suède, etc.), qui assure toutefois des fonctions variables selon les pays.

Les lieux de vie et d’accompagnement des personnes âgées dépendantes se sont fortement diversifiés. Tandis que l’établissement médicalisé de long séjour fait figure de solution de dernier recours et que le maintien à domicile est la priorité dans l’ensemble des pays étudiés, les disparités entre pays apparaissent cependant très nettement selon que la question du lieu de vie est plus ou moins intégrée à une politique globale de maintien à domicile. Des mesures spécifiques d’aides à l’adaptation des logements individuels ont été adoptées dans la plupart des pays. De plus, on observe une forte diversification des lieux de vie intermédiaires entre le domicile stricto sensu et l’établissement médicalisé : habitats en communauté afin de conserver une vie sociale (Pays-Bas, Royaume-Uni, Allemagne), formes de logements individuels connectés à
des offres de services pour des personnes ayant déjà des pertes d’autonomie importantes (Danemark), etc. Les formes de prise en charge médicalisées se sont elles aussi diversifiées, s’orientant vers des prises en charge temporaires pour des publics ayant un niveau faible ou moyen de dépendance (structures dites de “court séjour”, hospitalisation à domicile, etc.). Dans certains pays s’observe une certaine spécialisation des structures d’accueil par public (notamment pour les personnes atteintes de formes de démence). Souvent, le manque de places dans les structures adéquates conduit à des situations sous-optimales (prise en charge inadéquate eu égard au degré de dépendance des personnes).

Depuis une dizaine d’années, des politiques de la qualité tendent à se structurer : elles concernent pour l’instant essentiellement la prise en charge en établissement. Dans les pays les plus avancés, l’usager et sa famille sont de plus en plus associés à ces démarches. C’est dans le cadre de ces réflexions sur la qualité de la prise en charge au grand âge que l’intervention des aidants familiaux doit être envisagée, en complémentarité avec celle des intervenants professionnels.

6 - Comment les systèmes de prise en charge soutiennent-ils les aidants familiaux ?
Le soutien aux aidants familiaux devient, depuis quelques années, une des dimensions majeures des politiques de prise en charge de la dépendance. Les aidants familiaux, parmi lesquels on compte deux tiers de femmes, assurent près de 80 % des heures d’aide et de soins délivrés aux personnes âgées dépendantes. On note un recours plus marqué à ces aidants informels dans des contextes nationaux de restrictions budgétaires, y compris dans les pays où la prise en charge formelle est la plus développée (pays nordiques, Pays-Bas). Plus ou moins étayés selon les pays, les dispositifs de soutien sont très variés : formes de compensation monétaire de pertes de revenus (prestation spécifique ou part de la prestation versée à la personne aidée), congés (rémunérés ou non, de courte ou longue durée), guichet unique d’information, interlocuteur unique (care manager), formations, structures de répit, etc. L’ensemble de ces mesures s’inscrit dans des logiques de prévention des situations d’épuisement des aidants et de mauvaise prise en charge des personnes âgées, voire de maltraitance.

Que retenir de cette comparaison internationale ?
De manière synthétique, plusieurs tendances peuvent être globalement observées dans la plupart des pays :

  • les systèmes de prise en charge délivrent des prestations qui sont de plus en plus souvent universelles et ciblées sur les personnes ayant les besoins les plus élevés;
  • la priorité est donnée au maintien à domicile par le biais de politiques de structuration de l’offre de services à domicile, d’adaptation des logements, de diversification des lieux de vie et de soutien aux aidants familiaux ;
  • la coordination des acteurs reste un enjeu majeur des politiques de prise en charge du grand âge ;
  • l’importance des politiques de prévention de la perte d’autonomie est partout reconnue. Toutefois, en dépit de résultats probants, ces programmes sont encore peu développés.

Pour télécharger le rapport (PDF)

Source | Centre d'analyse stratégique du gouvernement français

Adopter un modèle de pratique infirmière commun dans un hôpital multisites fusionné depuis peu

Le présent rapport de recherche est publié par la Fondation canadienne de la recherche sur les services de santé (FCRSS).

Contexte
Nombreux sont les organismes de santé qui ont connu récemment de vastes restructurations et d’importants changements administratifs. Si l’on ajoute à cela les pressions additionnelles des contraintes budgétaires actuelles, l’acuité des besoins des patients et la pénurie d’infirmières, ces organismes courent le risque d’être exposés à davantage de changements dans l’avenir. Les soins infirmiers jouant le rôle d’élément essentiel pour la plupart des patients en ce qui a trait à l’expérience hospitalière, cette étude examinait l’impact complexe de l’introduction d’un nouveau modèle de soins infirmiers sur plusieurs des principaux résultats concernant les patients, les infirmières et les organismes de santé.

L’étude consistait en une évaluation complexe de l’impact de l’introduction d’un nouveau modèle normalisé de pratique infirmière clinique dans les trois sites d’un hôpital de soins tertiaires fusionné depuis peu. Chaque ancien site au sein de la structure fusionnée avait déjà utilisé l’un ou l’autre des principaux modèles de soins infirmiers dans l’ensemble de l’hôpital ou différents modèles au sein de différentes sous-composantes de l’hôpital. Diverses approches en soins infirmiers existaient donc dans l’ensemble de l’hôpital fusionné depuis peu. Le Model of Nursing Care Work Group, comité local composé d’une équipe multidisciplinaire de l’Hôpital d’Ottawa, a mis au point un nouveau modèle de pratique clinique en utilisant les ressources et le personnel de son propre organisme, garantissant ainsi une applicabilité et une pertinence supérieures dans l’ensemble des sites. Ce nouveau modèle insiste fortement sur les soins infirmiers « directs » et utilise un ensemble de principes directeurs qui visent à mettre l’accent sur la continuité des soins pour les patients de même que la mise à disposition d’experts cliniques pour le personnel infirmier. Notre projet a fourni à l’Hôpital d’Ottawa toutes les ressources et expertise indépendantes nécessaires pour mener à bien ce type d’évaluation afin d’apporter des connaissances importantes à la base des données probantes sur les conséquences des changements sur la prestation des soins aux patients au sein du système de soins de santé.

Dans des études antérieures, on affirme que les changements apportés dans un environnement de pratique infirmière et qui résultent de la restructuration d’un hôpital pourraient avoir un effet négatif sur le bien-être des infirmières. Toutefois, une grande partie de la recherche dans ce domaine n’ayant donné lieu à aucun suivi au fil du temps, il a été par conséquent impossible d’en tirer des conclusions fondées sur les données probantes en ce qui a trait aux conséquences des changements. Il y a effectivement un manque de recherche dans ce domaine et des études longitudinales méthodiques seraient nécessaires pour éclairer les imitatives sur les politiques portant sur ce sujet. Ainsi avons-nous eu recours à une « expérience naturelle » unique pour réaliser une évaluation échelonnée sur trois ans sur l’adoption de ce nouveau modèle de pratique commun en mettant l’accent sur son influence positive sur le bien-être des infirmières, le climat organisationnel et la qualité des soins dispensés aux patients.

Principales conséquences pour les décideurs
Une équipe multidisciplinaire de professionnels de l’Hôpital d’Ottawa a mis sur pied un nouveau modèle de pratique infirmière qui met l’accent sur la continuité des soins pour les patients ainsi que sur la mise à disposition d’experts cliniques pour le personnel infirmier. L’introduction du modèle a fait l’objet d’une évaluation rigoureuse, étalée sur trois ans, dans les trois plus importants campus. Fondé sur une diversité d’approches et de méthodes, ce modèle consistait en des enquêtes sur la qualité des soins dispensés à 1 672 patients de même qu’en des évaluations et des indicateurs de travail et de santé auprès de 731 infirmières.

Il est important de suivre l’évolution du processus de mise en œuvre de même que les principaux résultats d’évaluation et de s’assurer que les membres du personnel obtiennent un appui solide pour les changements apportés afin d’encourager une participation active et constante tout au long du processus. Des restructurations de travail de cette ampleur peuvent nécessiter plusieurs années avant d’être achevées et des efforts considérables sont nécessaires afin qu’elles puissent suivre leur cours et poursuivre leur engagement.

Principales constatations
  • Les évaluations des patients (provenant des enquêtes à plusieurs points) sur la qualité des soins infirmiers étant toujours très élevées, elles ne sont pas très sensibles, par conséquent, aux changements engendrés par l’introduction d’un nouveau modèle de soins infirmiers. Les patients des trois sites hospitaliers ont systématiquement évalué la qualité globale des soins infirmiers qui leur ont été dispensés comme étant excellente ou très bonne, et ce, dans environ 90 % des cas. On n’a constaté aucun changement important avec le temps, que ce soit au niveau de l’ensemble des échelles récapitulatives sur les évaluations des patients ou des notes attribuées aux questions individuelles de l’échelle conçues pour examiner plusieurs composantes précises des soins infirmiers.
  • Les données de l’enquête sur le personnel infirmier indiquent que l’intervention a donné plusieurs résultats positifs sur la qualité de la vie au travail et du bien-être des infirmières, ainsi que sur leur conception du climat organisationnel, bien que les améliorations observées dans l’année qui a suivi l’introduction du nouveau modèle soient souvent modérées au fil du temps et qu’elles laissent entendre qu’il est nécessaire d’assurer un suivi continu des indicateurs de la qualité de la vie au travail et d’y apporter des ajustements, le cas échéant.
  • Des changements organisationnels de grande ampleur comme l’introduction d’un nouveau modèle de pratique infirmière clinique peuvent être effectués sans le stress professionnel ou accroître le stress au travail ou nuire au bien-être des infirmières. Les indicateurs sur la santé et le bien-être des infirmières n’étaient pas influencés de façon marquée par l’introduction du nouveau modèle. On a noté une légère amélioration sur le plan de l’épuisement professionnel et de la conciliation travail-famille chez les infirmières dans l’année qui a suivi l’introduction du nouveau modèle alors que les évaluations sur leur santé physique globale ont démontré une légère baisse avec le temps. Aucune différence n’a été observée à la longue dans les évaluations portant sur la douleur chez les infirmières (dos et nuque/épaule) ou sur leur santé mentale.
  • L’environnement de la pratique infirmière et les indicateurs du climat organisationnel ont été influencés de façon positive par l’introduction du nouveau modèle : selon l’évaluation des infirmières, les relations infirmière-médecin, le contrôle de la pratique par les infirmières, l’autonomie, la participation aux processus de décision, le soutien organisationnel, le climat de sécurité pour les patients et la justice organisationnelle se sont améliorés dans l’année qui a suivi l’introduction du modèle.
  • Bien qu’il semble que l’introduction du nouveau modèle ait eu certains avantages pour les infirmières, elle ne s’est pas immédiatement traduite en une amélioration des soins dispensés aux patients lors de son évaluation par les patients ou selon les évaluations des infirmières. Il reste encore beaucoup de travail à faire pour déterminer les marqueurs potentiels qui sont sensibles au type de changements engendrés par ce genre d’interventions. 

Pour consulter le rapport, cliquez sur ce lien.

Source | FCRSS