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vendredi 25 février 2022

Trajectoires pour de nouveaux partages de compétences entre professionnels de santé

 Trajectoires pour de nouveaux partages de compétences entre professionnels de santé / Dr N.Bohic, A.Josselin, A-C.Sandeau-Gruber, H.Siahmed, avec la contribution de C.d’Autume (IGAS)

Dans un contexte de revendication croissante d’autonomie des professionnels paramédicaux et d’inquiétude de la population sur l’accès aux soins, le ministre des solidarités et de la santé a confié à l’IGAS une mission d’évaluation des dispositions visant à reconnaitre et développer les compétences des professionnels non-médicaux pour les mettre en capacité d’intervenir dans des champs en principe réservés aux médecins.

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Les recommandations formulées dans cet esprit visent à tirer tout le bénéfice des expérimentations et des pratiques déjà éprouvées, en allant plus loin, à la mesure des besoins de prise en charge des patients et des aspirations des professionnels.

Ces recommandations consistent à :

  •  Ajuster le cadre des protocoles de coopération et les différencier plus clairement de la « pratique avancée » ;
  • outenir la formation et assurer la viabilité de l’exercice des Infirmiers en pratique avancée (IPA), notamment par des mesures adéquates de revalorisation et de financement ;
  • Permettre l’extension de la pratique avancée, en distinguant deux modalités, en direction des soins spécialisés ou des soins primaires ;
  • Assurer la cohérence d’ensemble des diverses modalités d’aménagement des partages de compétences ;
  • Créer les conditions d’une réflexion globale et ambitieuse sur les positionnements des différentes professions de santé, en résonance avec les parcours de soins des patients.

- Lire le rapport

- Lire les annexes et les pièces jointes

Source : Inspection générale des Affaires sociales





lundi 4 septembre 2017

La pratique clinique et le bien-être au travail des infirmières selon un processus d’intégration des soins

La pratique clinique et le bien-être au travail des infirmières selon un processus d’intégration des soins / Thèse de doctorat de Caroline Longpré. Montréal, Université de Montréal, Faculté des sciences infirmières, Novembre 2016. 376 pages.

Cette étude a pour but de comprendre les processus de transformation de la pratique clinique chez les infirmières à la faveur des initiatives d’intégration des soins et services et d’examiner l’impact de ces processus sur le bien-être au travail des infirmières. De façon spécifique, l’étude vise: 1) à décrire les pratiques infirmières dans le contexte d’intégration des soins et services au Québec 2) à analyser la relation entre les processus de changement sous-jacents aux efforts d’intégration et le bien-être au travail des infirmières selon leurs perceptions et 3) à identifier les principaux leviers, sur les plans de la gestion et de la clinique, que peuvent mobiliser les organisations afin de soutenir la pratique infirmière dans un contexte d’intégration des soins. L’étude a été organisée en trois volets correspondant respectivement aux trois objectifs précédemment mentionnés. Le cadre de référence développé et utilisé pour cette étude est le « Modèle infirmier du développement de l’intégration des soins » (MIDIS). Il s’appuie sur les prémisses du modèle de Cazale, Touati et Fleury (2007), qui couvrent les interrelations entre les variables contextuelles (organisationnelles et structurelles), l’adoption et l’institutionnalisation des pratiques intégratives, et les effets qui y sont associés pour les infirmières en termes de bien-être au travail.

Pour consulter la thèse (PDF). 

mercredi 4 juillet 2012

Transformation des pratiques infirmières au Canada : Étude de cas du modèle de l’Hôpital d’Ottawa

Transformation des pratiques infirmières au Canada : Étude de cas du modèle de l’Hôpital d’Ottawa / Hugh Winsor, Werner Müller-Clemm,Kaye Phillips, Selma Didic. Ottawa, Fondation canadienne de la recherche surles services de santé, 2012. 13 pages. ISBN 978-1-927024-46-1

Dans le cadre du Concours de subventions ouvert de 2002, la Fondation canadienne de la recherche sur les services de santé (FCRSS) a financé un projet de recherche intitulé Adopter un modèle de pratique infirmière commun dans un hôpital multisites fusionné depuis peu. Le projet consistait à suivre de prèsla mise en oeuvre d’un modèle exhaustif de pratique infirmière clinique ou MPIC© à L’Hôpital d’Ottawa. Le présent rapport examine brièvement l’élaboration du MPIC© et le projet de recherche en question, ainsi que le rôle de ce dernier dans la diffusion de l’information sur les changements constants apportés à la prestation des services infirmiers au Canada et à l’étranger.

Pour consulter le document (PDF).

vendredi 24 février 2012

L'étendue de la pratique chez les infirmières cliniciennes et les infirmières

L'étendue de la pratique chez les infirmières cliniciennes et les infirmières / Kim Lampron. Mémoire – Université de Montréal, Faculté des sciences infirmières, 2010. 130 p.

Dans le cadre de cette étude, nous nous sommes intéressés aux infirmières soignantes qui possèdent un diplôme d’études collégiales ou un baccalauréat. L’infirmière est celle ayant reçu une formation collégiale et la clinicienne, une formation universitaire de premier cycle. Au niveau législatif, selon que l’infirmière soit titulaire ou non d’un baccalauréat, le champ de pratique autorisé demeure le même. Cependant, l’étendue de la pratique pourrait varier selon la formation reçue et le poste occupé. Cette étude descriptive et interprétative de type qualitatif avait pour but de décrire l’étendue de la pratique des infirmières et des infirmières cliniciennes dans une unité de médecine et de chirurgie et d’identifier les facteurs organisationnels influençant l’étendue de la pratique. Le cadre de référence ayant été utilisé est le cadre d’analyse de l’étendue de la pratique conçu pour le Collège des infirmières autorisées de la Nouvelle-Écosse (CRNNS, 2005). Selon ce cadre, l’étendue optimale de la pratique des infirmières se divise en 4 catégories distinctes, soit le processus de soins infirmiers, les pratiques relationnelles, le leadership ainsi que l’enseignement et le transfert des connaissances. La collecte de données a été conduite au moyen d’entrevues individuelles semi-structurées auprès de 8 informateurs clés soit trois infirmières et trois infirmières cliniciennes d’une unité de médecine et de chirurgie et de deux gestionnaires. Les résultats semblent montrer que les différentes composantes de l’étendue de la pratique sont mobilisées tant chez les infirmières que chez les infirmières cliniciennes interviewées. Toutefois, les résultats semblent montrer que certaines composantes, soit le leadership et le transfert des connaissances, semblent davantage mobilisées chez les infirmières cliniciennes. De plus, l’étude a permis d’identifier les différents facteurs organisationnels qui semblent influencer l’étendue de la pratique des infirmières et des infirmières cliniciennes. La charge de travail semble être le principal facteur d’influence. Nous avons aussi pu constater l’influence certaines composantes reliées à l’environnement de travail et à la composition et aux caractéristiques des équipes de soins.

Pour consulter le mémoire (PDF)

samedi 1 octobre 2011

Autonomie dans les pratiques infirmières hospitalières, contribution à une théorie agentique du développement professionnel

Autonomie dans les pratiques infirmières hospitalières, contribution à une théorie agentique du développement professionnel / Catherine Piguet. Thèse de doctorat soutenue publiquement le 9 juin 2008 à l’Université Paris X-Nanterre.

La redéfinition de la profession infirmière, intervenue en Europe depuis 1990 afin de répondre aux nouveaux besoins en santé de la population, appelle les professionnelles à se centrer sur la prévention, le maintien et la promotion de la santé dans toutes les situations de soins (OMS, 1986). Cette réorientation, développée dans la formation initiale, touche le développement d'un rôle présenté dans les textes de lois et professionnels comme « autonome » et « indépendant » et pose problème quant à son intégration dans les pratiques de soins infirmiers. En effet, celles-ci, principalement déléguées par le corps médical et par l'institution, font apparaître l'injonction paradoxale au sein de laquelle les infirmières se situent : celle du développement d'une pratique autonome selon des objectifs donnés.

A partir d'un échantillon (n=841) issu d'une enquête réalisée auprès de l'ensemble des infirmières d'un CHU en Suisse (n=1951), au travers d'une approche sociocognitive (BANDURA, 2003), la recherche des principaux facteurs favorisant le développement d'une « pratique de santé », identifiée comme la centration sur le malade et sa santé selon sa propre définition de la santé, amène à mettre en évidence une double dimension de l'agentivité: autonome et hétéronome.

Ainsi, les résultats montrent que la valeur attribuée par l'infirmière à sa « pratique de santé » détermine son orientation au sein d'un contexte qui reste prioritairement dirigé vers une « pratique de soins », centrée sur la gestion de l'ensemble des soins auprès du patient selon la définition de l'institution. Dès lors, l'autonomie dans les pratiques infirmières se présente comme l'exercice de l'agentivité, soit la puissance personnelle d'agir de l'infirmière, selon sa propre orientation : santé ou soins. Elle se développe significativement chez les professionnelles ayant un haut niveau de formation, santé ou soins, par une approche centrée sur l'apprentissage tout au long de la vie.

Cette thèse permet de tracer des perspectives relatives à la clarification des rôles et des missions des infirmières et de leurs développements, au sein des établissements hospitaliers universitaires en particulier. Elle pose la question de la construction d'un sentiment d'efficacité personnelle (SEP) qui ne correspondrait pas à l'attente prioritaire et explicite du contexte. Enfin, en distinguant l'agentivité de l'autonomie, elle contribue à la construction conceptuelle des questions liées à l'autoformation (CARRE, 2005).
Pour consulter la thèse (PDF)
Pour consulter l'annexe (PDF).

jeudi 1 septembre 2011

Adopter un modèle de pratique infirmière commun dans un hôpital multisites fusionné depuis peu

Le présent rapport de recherche est publié par la Fondation canadienne de la recherche sur les services de santé (FCRSS).

Contexte
Nombreux sont les organismes de santé qui ont connu récemment de vastes restructurations et d’importants changements administratifs. Si l’on ajoute à cela les pressions additionnelles des contraintes budgétaires actuelles, l’acuité des besoins des patients et la pénurie d’infirmières, ces organismes courent le risque d’être exposés à davantage de changements dans l’avenir. Les soins infirmiers jouant le rôle d’élément essentiel pour la plupart des patients en ce qui a trait à l’expérience hospitalière, cette étude examinait l’impact complexe de l’introduction d’un nouveau modèle de soins infirmiers sur plusieurs des principaux résultats concernant les patients, les infirmières et les organismes de santé.

L’étude consistait en une évaluation complexe de l’impact de l’introduction d’un nouveau modèle normalisé de pratique infirmière clinique dans les trois sites d’un hôpital de soins tertiaires fusionné depuis peu. Chaque ancien site au sein de la structure fusionnée avait déjà utilisé l’un ou l’autre des principaux modèles de soins infirmiers dans l’ensemble de l’hôpital ou différents modèles au sein de différentes sous-composantes de l’hôpital. Diverses approches en soins infirmiers existaient donc dans l’ensemble de l’hôpital fusionné depuis peu. Le Model of Nursing Care Work Group, comité local composé d’une équipe multidisciplinaire de l’Hôpital d’Ottawa, a mis au point un nouveau modèle de pratique clinique en utilisant les ressources et le personnel de son propre organisme, garantissant ainsi une applicabilité et une pertinence supérieures dans l’ensemble des sites. Ce nouveau modèle insiste fortement sur les soins infirmiers « directs » et utilise un ensemble de principes directeurs qui visent à mettre l’accent sur la continuité des soins pour les patients de même que la mise à disposition d’experts cliniques pour le personnel infirmier. Notre projet a fourni à l’Hôpital d’Ottawa toutes les ressources et expertise indépendantes nécessaires pour mener à bien ce type d’évaluation afin d’apporter des connaissances importantes à la base des données probantes sur les conséquences des changements sur la prestation des soins aux patients au sein du système de soins de santé.

Dans des études antérieures, on affirme que les changements apportés dans un environnement de pratique infirmière et qui résultent de la restructuration d’un hôpital pourraient avoir un effet négatif sur le bien-être des infirmières. Toutefois, une grande partie de la recherche dans ce domaine n’ayant donné lieu à aucun suivi au fil du temps, il a été par conséquent impossible d’en tirer des conclusions fondées sur les données probantes en ce qui a trait aux conséquences des changements. Il y a effectivement un manque de recherche dans ce domaine et des études longitudinales méthodiques seraient nécessaires pour éclairer les imitatives sur les politiques portant sur ce sujet. Ainsi avons-nous eu recours à une « expérience naturelle » unique pour réaliser une évaluation échelonnée sur trois ans sur l’adoption de ce nouveau modèle de pratique commun en mettant l’accent sur son influence positive sur le bien-être des infirmières, le climat organisationnel et la qualité des soins dispensés aux patients.

Principales conséquences pour les décideurs
Une équipe multidisciplinaire de professionnels de l’Hôpital d’Ottawa a mis sur pied un nouveau modèle de pratique infirmière qui met l’accent sur la continuité des soins pour les patients ainsi que sur la mise à disposition d’experts cliniques pour le personnel infirmier. L’introduction du modèle a fait l’objet d’une évaluation rigoureuse, étalée sur trois ans, dans les trois plus importants campus. Fondé sur une diversité d’approches et de méthodes, ce modèle consistait en des enquêtes sur la qualité des soins dispensés à 1 672 patients de même qu’en des évaluations et des indicateurs de travail et de santé auprès de 731 infirmières.

Il est important de suivre l’évolution du processus de mise en œuvre de même que les principaux résultats d’évaluation et de s’assurer que les membres du personnel obtiennent un appui solide pour les changements apportés afin d’encourager une participation active et constante tout au long du processus. Des restructurations de travail de cette ampleur peuvent nécessiter plusieurs années avant d’être achevées et des efforts considérables sont nécessaires afin qu’elles puissent suivre leur cours et poursuivre leur engagement.

Principales constatations
  • Les évaluations des patients (provenant des enquêtes à plusieurs points) sur la qualité des soins infirmiers étant toujours très élevées, elles ne sont pas très sensibles, par conséquent, aux changements engendrés par l’introduction d’un nouveau modèle de soins infirmiers. Les patients des trois sites hospitaliers ont systématiquement évalué la qualité globale des soins infirmiers qui leur ont été dispensés comme étant excellente ou très bonne, et ce, dans environ 90 % des cas. On n’a constaté aucun changement important avec le temps, que ce soit au niveau de l’ensemble des échelles récapitulatives sur les évaluations des patients ou des notes attribuées aux questions individuelles de l’échelle conçues pour examiner plusieurs composantes précises des soins infirmiers.
  • Les données de l’enquête sur le personnel infirmier indiquent que l’intervention a donné plusieurs résultats positifs sur la qualité de la vie au travail et du bien-être des infirmières, ainsi que sur leur conception du climat organisationnel, bien que les améliorations observées dans l’année qui a suivi l’introduction du nouveau modèle soient souvent modérées au fil du temps et qu’elles laissent entendre qu’il est nécessaire d’assurer un suivi continu des indicateurs de la qualité de la vie au travail et d’y apporter des ajustements, le cas échéant.
  • Des changements organisationnels de grande ampleur comme l’introduction d’un nouveau modèle de pratique infirmière clinique peuvent être effectués sans le stress professionnel ou accroître le stress au travail ou nuire au bien-être des infirmières. Les indicateurs sur la santé et le bien-être des infirmières n’étaient pas influencés de façon marquée par l’introduction du nouveau modèle. On a noté une légère amélioration sur le plan de l’épuisement professionnel et de la conciliation travail-famille chez les infirmières dans l’année qui a suivi l’introduction du nouveau modèle alors que les évaluations sur leur santé physique globale ont démontré une légère baisse avec le temps. Aucune différence n’a été observée à la longue dans les évaluations portant sur la douleur chez les infirmières (dos et nuque/épaule) ou sur leur santé mentale.
  • L’environnement de la pratique infirmière et les indicateurs du climat organisationnel ont été influencés de façon positive par l’introduction du nouveau modèle : selon l’évaluation des infirmières, les relations infirmière-médecin, le contrôle de la pratique par les infirmières, l’autonomie, la participation aux processus de décision, le soutien organisationnel, le climat de sécurité pour les patients et la justice organisationnelle se sont améliorés dans l’année qui a suivi l’introduction du modèle.
  • Bien qu’il semble que l’introduction du nouveau modèle ait eu certains avantages pour les infirmières, elle ne s’est pas immédiatement traduite en une amélioration des soins dispensés aux patients lors de son évaluation par les patients ou selon les évaluations des infirmières. Il reste encore beaucoup de travail à faire pour déterminer les marqueurs potentiels qui sont sensibles au type de changements engendrés par ce genre d’interventions. 

Pour consulter le rapport, cliquez sur ce lien.

Source | FCRSS

    mercredi 6 octobre 2010

    Une arme pour soutenir les infirmières dans leur pratique avancée

    The Future of Nursing : Leading Change, Advancing Health
    Ce rapport du comité de la Robert Wood Johnson Foundation présidé par Donna E. Shalala de l'University of Miami peut donner aux infirmières une arme puissante dans leur lutte pour obtenir le droit d'exercer sans la supervision d'un médecin.

    Le rapport, rendu public par la Institute of Medicine et parrainé par la Fondation Robert Wood Johnson, soutient que les infirmières devraient jouer un rôle plus important et plus indépendant dans la prestation de soins de santé aux États-Unis, chose dont beaucoup de médecins ont refusé à plusieurs reprises, invoquant des problèmes de sécurité potentiels.

    Les États et le gouvernement fédéral sont appelés à éliminer les obstacles qui limitent les infirmières en pratique avancée des soins. Le rapport appelle à la suppression des obstacles réglementaires et institutionnels.

    Quatorze États et le District de Columbia ont des règlements qui permettent aux infirmières praticiennes à voir leurs patients de soins primaires sans la surveillance ou la collaboration d'un médecin.

    Le pdf peut-être téléchargé gratuitement du site suivant : http://www.nap.edu/catalog.php?record_id=12956

    mercredi 15 septembre 2010

    Les experts et les données : possibilités au sein de la profession infirmière

    La Fédération canadienne des syndicats d’infirmières et infirmiers publie un nouveau rapport sur la recherche en sciences infirmières : Les experts et les données : possibilités au sein de la profession infirmière .

    Les milieux de travail infirmiers et la pratique infirmière font l’objet de changements importants. La technologie et la recherche fondée sur les preuves sont à la source de certains de ces changements. Par contre, d’autres changements sont apportés sans tenir compte des données ou des résultats des soins. Il s’agit parfois de tentatives malavisées pour réduire les dépenses budgétaires. Le personnel infirmier veut inciter les ministres de la Santé à faire des choix plus positifs, fondés sur les preuves, et à s’éloigner des expériences négatives et mal conçues qui ont nuit au système de soins de santé.

    « Nous avons des preuves à l’effet qu’une augmentation des soins infirmiers améliore l’efficacité par rapport au coût et augmente la sécurité des patients », souligne Linda Silas, présidente de la Fédération canadienne des syndicats d’infirmières et infirmiers. « Ces preuves réfute l’hypothèse selon laquelle vous pouvez économiser des sous en réduisant le nombre d’infirmières pendant un quart de travail. Avoir davantage de personnel infirmier pour dispenser des soins directs aux patients diminue le taux de mortalité, les infections, la durée du séjour à l’hôpital ainsi que le nombre de patients qui reviennent avec le même problème. Réduire les effectifs infirmiers pour économiser des sous est une fausse économie qui, en fait, coûte davantage au système », d’ajouter Silas.

    Armés du rapport et des résultats du groupe de réflexion Valoriser les soins – Valoriser le personnel infirmier, les infirmières et les infirmiers indiquent le chemin pour passer à l’action et prendre des mesures fondées sur les preuves pour améliorer les résultats de santé, augmenter l’accès aux soins de santé, et rendre le système plus viable. La nouvelle publication, Les experts et les données : possibilités au sein de la profession infirmière, offre des exemples concrets illustrant comment les innovations, y compris la dotation pertinente en personnel et la création de milieux de travail sains, peuvent transformer les soins aux patients et rendre le système plus stable.