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lundi 6 juin 2011

L’AVC EST UNE URGENCE MÉDICALE : Le rapport 2011 sur les AVC de la Fondation des maladies du cœur

Le rapport 2011 sur l’AVC de la Fondation des maladies du cœur avertit que les taux de reconnaissance aux signes avant-coureurs et aux facteurs de risque de l’AVC sont dangereusement faibles chez toutes les femmes, mais surtout chez celles qui sont issues des deux principales minorités visibles du Canada, soit les femmes d’origine chinoise et sud-asiatique.

Les sondages de la Fondation dévoilent que les femmes ne sont pas sensibilisées au fait que les AVC et les maladies du cœur sont la principale cause de décès les affectant :
  • Pour l’ensemble des Canadiennes, 53 % sont incapables d’identifier que les AVC et les maladies du cœur sont la principale cause de décès chez elles; ces maladies sont responsables d’un décès sur trois. (Harris / Decima, avril 2011).
  • Il y a 84 % des femmes d’origine chinoise et sud-asiatique qui sont incapables d’identifier que les AVC et les maladies du cœur sont la principale cause de décès.
La sensibilisation a augmenté de façon progressive grâce à la campagne Le cœur tel qu’ellesMC, qui continue d’informer et d’outiller les femmes pour qu’elles agissent afin de réduire leur risque. Avant le début de la campagne il y a trois ans, près de 68 % des femmes ignoraient que les accidents vasculaires cérébraux (AVC) et les maladies du cœur étaient la principale cause de décès les menaçant.

« Les maladies du cœur et les AVC sont la principale cause de décès chez les femmes, » dit la porte-parole de la Fondation des maladies du cœur, Dre Louise-Hélène Lebrun, neurologue. « La tragédie dans tout ça, c’est que 80 % des AVC sont évitables que vous soyez un homme ou une femme. »

L’AVC peut frapper les hommes et les femmes de tout âge. Plus de 50 000 AVC surviennent chaque année au pays, soit un à toutes les 10 minutes. Environ 300 000 Canadiens et Canadiennes vivent aux prises avec les séquelles d’un AVC.

Selon la Fondation des maladies du cœur, plus de femmes que d’hommes succombent à un AVC à chaque année. Au Canada, les AVC tuent 32 % plus de femmes que d’hommes.

 « Une analyse antérieure des décès chez les Canadiens et les Canadiennes démontre que les taux des décès attribuables aux AVC sont plus fréquents chez les femmes d’origine chinoise, moyennement fréquents chez les femmes d’origine sud-asiatique et moins fréquents chez les femmes d’origine européenne.


Pour consulter le rapport suivre ce lien.
Pou visionner la vidéo suivre ce lien.


Source : Fondation des maladies du coeur du Québec.

Observateur de la qualité: le rapport annuel 2011 sur le système de santé de l'Ontario / Qualité des services de santé Ontario (QSSO)

Le sixième rapport annuel de QSSO, et le premier sous le nom QSSO, fait état des progrès importants réalisés et des défis à relever dans des secteurs comme l’accès aux soins de santé, la gestion des maladies chroniques et la santé de la population. Dans l’ensemble, en dépit de progrès réalisés relativement à un large éventail d’indicateurs, il y a encore place pour l’amélioration.

Nouveaux indicateurs pour 2011
  • Comparaisons internationales supplémentaires sur les expériences vécues par les patients au chapitre des soins primaires
  • Analyse plus étendue des infections nosocomiales et des événements indésirables
  • Examen élargi de la santé mentale, et notamment du suicide, de l’automutilation et de la dépression
  • Principales constatations
  • Le temps d’attente dans les urgences s’est amélioré, mais on est encore très loin de l’objectif dans le cas des patients qui nécessitent des soins très complexes.
  • Le temps d’attente pour obtenir des soins de longue durée est encore trop long, s’établissant en moyenne à 3,5 mois, mais il a cessé d’augmenter pour la première fois depuis 2005.
  • Un lit d’hôpital sur six est occupé par une personne en attente d’un autre niveau de soins (ANS) (c.-à-d. qu’une personne sur six qui est hospitalisée serait mieux servie ailleurs), ce qui est une source d’inefficacité considérable pour le système.
  • Un pourcentage plus élevé d’Ontariennes et d’Ontariens ont accès à un fournisseur de soins de santé primaires, mais 6,5 % de la population de la province n’a pas de médecin de famille, 3,3 % en recherche un activement et la moitié des personnes qui ont à consulter un spécialiste doivent attendre au moins quatre semaines avant d’obtenir un rendez-vous.
  • L’Ontario réussit mieux à réaliser diverses chirurgies et autres interventions conformément aux objectifs établis par la province, malgré une demande plus forte, mais il y a encore des améliorations à faire pour ce qui est des temps d’attente pour la chirurgie du cancer et les examens par IRM.
  • Le taux de mortalité et les réadmissions dans le cas des crises cardiaques ont diminué, et le taux de personnes admises à l’hôpital pour une angine de poitrine n’est que le tiers de ce qu’il était il y a sept ans.
  • Le nombre de personnes diabétiques hospitalisées a baissé d’un quart et le taux de complications graves pour ces personnes a diminué de presque un tiers (en un an) au cours des sept dernières années, mais seulement la moitié des personnes diabétiques profitent d’un examen annuel de la vue.
  • Il y a eu seulement une légère baisse du nombre d’hospitalisations pour insuffisance cardiaque congestive et maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC), et les taux de réadmissions pour ces deux maladies n’ont guère changé au cours des quatre dernières années.
  • Les taux de tabagisme et d’exposition à la fumée secondaire diminuent constamment, mais près d’une personne sur cinq en Ontario continue de fumer. De plus, les personnes ayant un faible revenu et niveau d’éducation sont deux fois plus nombreuses à fumer que les personnes dont le revenu est élevé ou qui ont fait des études supérieures.
  • Le taux d’obésité a augmenté, et seulement un Ontarien sur deux fait suffisamment d’exercices et moins de la moitié des Ontariens consomment chaque jour les cinq portions ou plus recommandées de fruits ou de légumes.
  • Le dépistage du cancer colorectal a connu une hausse marquée au cours des quatre dernières années, mais beaucoup d’autres types de dépistage peuvent aider la province à détecter et traiter d’autres maladies plus rapidement et à améliorer les taux de survie des gens.
  • L’Ontario a encore un long chemin à parcourir avant d’enregistrer des résultats équitables sur le plan de la santé, les Ontariennes et Ontariens les plus pauvres ayant 36 % plus de risque de subir une crise cardiaque 32 % plus de risque d’être hospitalisés pour une blessure que les Ontariennes et Ontariens dont les revenus sont les plus élevés.

Pour consulter le rapport en français.
Pour consulter le sommaire du rapport.

Source : Ontario Qualité des services de santé Ontario (QSSO)